CV en VO : postuler sur le marché anglophone requiert bien plus qu'une traduction

Pour postuler, encore faut-il avoir un CV en anglais. Il ne s'agit pas que de traduire votre CV français. Il y a des adaptations à effectuer !

- Vous pouvez utiliser plusieurs pages : la règle du "une page pas plus" est moins stricte chez les recruteurs anglophones qu'elle ne l'est en France. Attention cependant : si vous êtes débutant, vous en tenir à une page sera perçue comme une modestie bienvenue ; si vous êtes expérimenté, vous en tenir à une page pourra sembler insuffisant. Quelle que soit votre expérience, ne dépassez pas trois pages, au risque de passer pour un/une prétentieux/se.

- Affichez vos ambitions, surtout auprès des Américains et des Canadiens : une partie "Career Objectives" est bienvenue dans les Cv destinés aux recruteurs de ces nationalités. Les Anglais pourraient en revanche la percevoir comme un profond manque de modestie.

- Mettez votre expérience en avant : on le sait, les Anglo-Saxons sont plus intéressés par ce que l'on a fait que par l'endroit d'où l'on vient. C'est particulièrement le cas aux Etats-Unis, aussi parce que le nom des écoles françaises parlera naturellement moins à vos interlocuteurs anglophones. Parlez donc de votre expérience professionnelle avant de détailler votre parcours universitaire, sauf si vous êtes tout fraîchement diplômé et sans expérience. La chronologie inversée impose de fait ce type de présentation, puisque l'on commence par l'expérience professionnelle acquise la plus récemment, avant de remonter le temps pour revenir aux études. La présentation du CV s'impose en France aussi depuis quelques temps, faites en une règle quand vous postuler auprès d'un employeur anglophone.
De la même façon, dans la description de votre formation comme de votre expérience, expliquez succinctement ce que vous avez fait. Car c'est ce qui intéresse votre recruteur, plus que les intitulés de vos postes et de vos diplômes : utilisez des verbes d'actions forts et employez le prétérit sans pronom personnel pour ce faire.
 
- Protégez votre vie privée : les Américains et, dans une moindre mesure les Canadiens, sont intraitables sur le respect de la vie privée, ne mettez pas votre interlocuteur mal à l'aise en lui en disant plus qu'il n'a le droit de vous demander. Pas de photo, pas de référence à votre sexe, à votre couleur de peau, à votre âge, à votre situation familiale ; préciser votre nationalité est un peu limite, sauf si cette dernière conditionne l'embauche elle-même, par l'obtention d'un permis de travail par exemple. Même discrétion au Royaume-Uni, mais pas tant pour des raisons juridiques que pour des raisons de discrétion et de savoir vivre.

- Mettez en avant vos "Autres Compétences" : vos hobbies, vos passions, vos engagements hors du travail sont des atouts qui comptent encore plus qu'en France.
La rubrique
"Community Involvement" est une spécialité américaine où vous pourrez décrire vos activité associatives, caritatives...
De la même façon, vous gagnerez à mentionner vos boulots alimentaires pour payer vos études (le côté self made man marche toujours Outre-Atlantique).

 

Pour préparer l’entretien, des formations sont possibles à International Language Organisation (cf : http://www.ilo.fr )

 

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