Communiqué de presse du 28-6-2010
Pour la création d’un observatoire
international indépendant
des aides alimentaires et des transactions foncières massives agricoles
La proportion de la population mondiale qui souffre
de la faim diminue mais le nombre, en valeur absolue, de personnes sous
alimentées et de pauvres augmente. Selon
Sans nier l’importance du drame des populations
affamées ou spoliées, il faut convenir que la réalité est très mal connue faute
d’outils d’observation et d’analyse adéquats. C’est la raison pour laquelle la CIIA, représentée par son Secrétaire général
Michel Foucault, s’est impliquée dans le groupe de travail mis en place à la
demande du gouvernement français et présidé par Michel Clavé, directeur pour
l’agriculture et l’agroalimentaire de Crédit Agricole SA.
En effet, comment évaluer la pauvreté dans une
économie informelle ? Pour la situation alimentaire,
Notre planète devra et peut nourrir 2 milliards
d’habitants supplémentaires en 20 ans. Pour cela il faut accroître les
investissements dans l’agriculture ainsi que dans toute la chaîne alimentaire
pour réduire les pertes. Pour cela, il faut améliorer la gouvernance et
sécuriser les investissements. La mise en place du Comité de la sécurité
alimentaire au sein de
L’expérience montre que la sécurisation des
investissements passe par un droit foncier écrit fiable et stable. Or, les
ventes ou concessions de surfaces agricoles de grande ampleur sont des sujets
très sensibles alors que les informations sont souvent peu fiables. Il est certain
que des pays très peuplés et disposant de ressources financières importantes
(Chine, Corée, Japon, Etats du Golfe...) cherchent à assurer la sécurité de
leurs approvisionnements. Par ailleurs, les prévisions à moyen terme de hausse
des prix des matières premières agricoles de l’OCDE et de
La CIIA appuie
les recommandations présentées ce jour par M. Clavé à Mme Kosciusko-Morizet,
Secrétaire d’Etat à la prospective. Elle appuie en particulier la proposition
de créer un label « Agro Investissement Responsable » pour les
industriels respectant les principes de transparence au travers d’études
d’impact social et environnemental certifiées et d’un réel dialogue avec toutes
les parties prenantes nationales et locales.