Communiqué de presse

 

Après les tremblements de terre des 27-28 février 2010 au Chili

 

 

Le 15 mars, le Comité Exécutif de la Commission Internationale des Industries Agro-alimentaires-CIIA a reçu M. Jaime Chomali, chargé d’affaires du Chili à Paris.
Il a examiné avec lui les actions possibles des entreprises agroalimentaires pour, au-delà des aides d’urgence, coopérer le plus efficacement possible à une reconstruction durable de ce secteur.

 

Comme quelques autres pays situés sur des zones de tensions sismiques intenses, de fréquents tremblements de terre secouent le Chili et c’est la 3ème fois en un demi-siècle que le pays subit un séisme d’intensité majeure. Il s’est organisé pour y faire face (règles adaptées d’urbanisme, mise en place d’une organisation nationale des urgences auprès du Ministère de l’Intérieur, communication sur les procédures à suivre, exercices périodiques d’évacuation des écoles et des édifices publics…). Le respect de ces règles préventives a permis de limiter le nombre des victimes malgré la force du séisme (magnitude de 8,8 avec une réplique de 7,2) qui a frappé la région de Concepción. On n’a compté que 497 morts pour 2 millions de sinistrés.

 

Néanmoins, les dégâts sont très importants et représentent 15% de la production intérieure brute du pays ! L'infrastructure lourde -route, ponts, ports, hôpitaux, usines, réseaux- a été durement frappée, sans compter les 500.000 bâtiments détruits ou endommagés. La reconstruction prendra trois à quatre ans et le nouveau Président de la République, élu dix jours avant la catastrophe, a déjà décidé de changer ses priorités. Dès son investiture, il a annoncé l’élaboration d’un plan dénommé  "Relevons le Chili".

 

La priorité est aujourd’hui de restaurer les infrastructures routières et portuaires ainsi que les équipements de logistique, en particulier frigorifiques, puisque 80% des exportations chiliennes de vin, de fruits et légumes, de produits de la mer… transitent par bateaux. La réflexion sur la prévision et la prévention des risques devra également être approfondie.

 

En pratique, l’aide la plus efficace qui peut être apportée par les entreprises –surtout par celles qui s’enorgueillissent d’avoir une gestion durable éthique et solidaire- est de poursuivre, voire de renforcer leurs activités économiques avec leurs partenaires chiliens. C’est également l’intérêt de tous à long terme.

 

Aux entreprises qui n’y ont pas encore de partenaires au Chili et qui veulent y découvrir les opportunités d’affaires, la CIIA suggère qu’elles participent au Forum organisé par l’Agence Chilienne de Développement Economique CORFO à Santiago du 7 au 11 juin 2010. Des visites sur le terrain, centrées sur les secteurs fruitier et vitivinicole, permettront d’apprécier la situation et quelques exemples d’investissements réussis.

Pour cela, de la part de la CIIA et en lui faisant copie,
contacter les délégués de CORFO à Santiago du Chili :
Pablo Ugarte <pugarte@corfo.cl> ou Carolina Terc Telias <cterc@corfo.cl>