COMMUNIQUE de
17 mai 2011
Le
rapport « Global food losses and food waste » présenté par
De son côté,
-
les pertes et les
gaspillages ne sont pas de même nature
-
les acteurs
impliqués sont très différents
-
les actions à
mettre en œuvre doivent être adaptées et hiérarchisées en fonction des enjeux
Le rapport souligne
dans sa conclusion que « the
results in this study must be interpreted with great caution. The studies first
reveal the major data gaps in available knowledge of global food waste,
especially with regard to the quantification of food losses by individual
cause, and the cost of food loss prevention. And when data are available, they
are often accompanied with major uncertainties.”
Pour la première fois, un bilan
global est esquissé avec des évaluations par continent. Cependant, les
évolutions très discordantes des prix sur les marchés locaux des pays les moins
développés en raison de leur isolement et de chaines d’approvisionnement
défectueuses montrent que des évaluations régionales sont indispensables pour
définir les actions les plus efficientes à mettre en œuvre.
Les fruits et légumes
constituent le groupe d’aliments le plus sensible : 37% de la production
est perdue en Europe, plus 19% gaspillée (jusqu’à 28% gaspillée en Amérique du
Nord), taux qui atteignent en moyenne 61% de pertes pour 5 % gaspillés en
Afrique subsaharienne. C’est dire l’ampleur des progrès qui restent à faire
pour limiter les pertes dans ce secteur. Les pertes sont également très importantes
dans le secteur des produits de la pêche.
L’ampleur des incertitudes
sur les données est illustrée par le cas des céréales : entre 0,5% et 10% de
pertes estimées au niveau de la transformation en Europe, en Asie et en
Amérique du Nord alors que le chiffre de 3,5% a été retenu pour l’Afrique
subsaharienne !
La
CIIA est en plein accord avec la conclusion du rapport.
La réduction urgente des pertes d’aliments est
importante pour :
-
des raisons économiques
évidentes
-
des considérations éthiques
(sécurité alimentaire accrue, réduction de la pauvreté)
-
l’impact positif sur
l’environnement (réduction des pollutions)
La CIIA propose donc que des études
complémentaires soient réalisées d’urgence pour évaluer les pertes par filières
au niveau géographique approprié.