(DOCUMENT
DE TRAVAIL – version du 20-04-2009)
CONTEXTE ET SPECIFICITES
DU RECENSEMENT :
La Commission Internationale des Industries Agricoles et Alimentaires (CIIA) a lancé le 16 mars 2009 une réflexion sur les actions qui pourraient être menées pour promouvoir la sécurité alimentaire des populations grandes villes du Sud dont l’explosion démographique, déjà à l’horizon 2020, constitue un défi immense (Cf. Compte-rendu de réunion). Ces actions s’inscrivent dans les « Objectifs du millénaire pour le développement » et, dans un premier temps, se concentrent essentiellement sur l’Afrique subsaharienne. Elles visent à accompagner tant la croissance démographique que les demandes caloriques croissantes sans sous-estimer l’importance de la nutrition et la CIIA les mènent en partenariat plurisectoriel, impliquant industriels de l’agroalimentaire, centres de recherche-développement, agroéconomistes et financiers.
Ce recensement des dispositifs
existants de soutien et d’amélioration de l’alimentation des villes
africaines porte sur des dispositifs nationaux, régionaux et internationaux.
Il est non exhaustif, les institutions existantes ne couvrant pas la
totalité des étapes de la chaine de l’alimentation, depuis la production
agricole primaire, les transformations et jusqu’à la mise à disposition
de la ménagère et du consommateur final.
Ce premier recensement liste
par ordre alphabétique et décrit brièvement une série d’organismes
de natures, de compétences, de tailles et de statuts
juridiques divers (Organismes internationaux, agences spécialisées
des Nations Unies, organismes régionaux et nationaux, ONG,
etc. .) :
1 - AFD : l’Agence Française de Développement
intervient au titre de la sécurité
alimentaire, en amont des industries agroalimentaires, sous forme
d’appels à propositions pour les ONG ciblés sur l’agriculture
et le renforcement des organisations paysannes dans le cadre de la FISONG.
La FISONG est une nouvelle facilité de financement des ONG mise en place par l’AFD en 2007. Elle a été créée suite aux premiers appels à propositions réservés aux ONG en 2006 sur les thématiques "crise alimentaire au Niger" et "complément à la facilité UE-ACP pour l’eau". Le montant dédié à la FISONG, pour la période 2007-2009, s’élève à 15 millions d’euros, soit à peu près 5 millions par an (pour 3 à 4 appels par an). C’est un dispositif nouveau pour l’Agence.
2 - AFDI (Agriculteurs Français et Développement International) : association créée par la FNSEA, le CNJA, l’APCA et le CNMCCA pour promouvoir un partenariat entre agriculteurs Nord/Sud. Le groupe coopératif AGRIAL s’y implique fortement.
3 - BAD : le cadre conçu par la Banque Africaine de Développement est contenu dans la Réponse à la crise alimentaire en Afrique (RCAA, approuvé le 24 juillet 2008), pour apporter une aide rapide aux pays membres régionaux (PMR) touchés par la hausse des prix des denrées.
Les objectifs spécifiques de la RCAA sont de réduire la vulnérabilité des pauvres face à l’augmentation et à l’instabilité des prix des denrées alimentaires , de promouvoir une croissance large assise sur une productivité agricole accrue, la participation au marché, et le renforcement des politiques des pouvoirs publics en faveur du développement durable du secteur agricole , ainsi que de doter les Etats de moyens suffisants leur permettant de créer un environnement favorable à une croissance agricole durable tirée, notamment, par le secteur privé.
Des projets sont déjà en œuvre en Ethiopie et au Nigeria.
6 - CTA (Centre Technique
de coopération Agricole et rurale ACP-UE - Wageningen) :
il participe au montage et au cofinancement de projets
d'appui au développement économique agricoles, ruraux et de transformation
des produits avec différents bailleurs de fonds.
7 - FAO :
le Cadre stratégique 2000 – 2015 et les Plans à moyen terme correspondants
de la FAO ont identifié l’action « Des aliments pour les villes »
comme domaine prioritaire pour une action interdisciplinaire. L’implication
de la FAO (qui n’est pas un bailleur de fonds) s’est traduite
par une variété d’activités comprenant par exemple l’organisation
d’ateliers nationaux et internationaux sur les approvisionnements
alimentaires urbains, l’agriculture urbaine et périurbaine, etc.
Cf.: http://www.fao.org/fcit/docs/
8
– FERT (Organisation professionnelle agricole de coopération pour
le développement rural) : association française loi de 1901,
FERT agit dans les secteurs du financement de l’agriculture, de l’approvisionnement
en intrants et de la commercialisation des produits agricoles, dans
l’organisation de filières.
7 - FIDA (Fonds International
de Développement Agricole): institution financière internationale
spécialisée des Nations Unies consacrée à la lutte contre la pauvreté
dans les zones rurales des PED, le FIDA présente son but général
(accroitre les revenus et améliorer la sécurité
alimentaire) et ses objectifs spécifiques (moyens, technologies,
services, intrants, création d’entreprises, programmes ciblés sur
le secteur rural) dans son Cadre stratégique 2007/2010. Cf. :
résumé www.ifad.org/sf/f/SF2007-2010_
20
– GRET : association
professionnelle de solidarité et de coopération internationale (loi
de 1901) intervenant dans les champs thématiques suivants :
- Alimentation et agriculture durables,
- Accès
aux services essentiels,
- Micro
finance et petite entreprise,
- Développement
institutionnel, acteurs et territoires,
- Information
et communication pour le développement,
- Politiques publiques et régulations
internationales
8
- IFPRI (International Food Policy Research Institute):
Il a pour mission, dans le contexte africain, d’apporter des
solutions pertinentes au niveau local par le biais de la recherche
et d’activités associées à la recherche qui permettront aux
pays africains de réduire la pauvreté et d’éliminer la faim et
la malnutrition. Pour réaliser la mission énoncée ci-dessus, l’IFPRI
se concentrera sur:
1. l’identification et l’analyse des options politiques en vue de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la gestion des ressources naturelles de base sur lesquelles l’agriculture africaine est fondée ;
2. le renforcement des capacités des institutions et agents de recherche et d’analyse en matière de politiques agricoles et alimentaires;
3. l’apport de services de communication en matière de politiques et la facilitation du dialogue visant à instruire et améliorer la formulation et la mise en œuvre des politiques agricoles et alimentaires dans les pays africains.
L’IFPRI en Afrique mettra
davantage l’accent sur le renforcement des capacités du Groupe consultatif
pour la recherche agricole internationale (Consultative Group on International
Agricultural Research - CGIAR) – à savoir l’Afrique orientale et
australe (AOA) et l’Afrique occidentale et centrale (AOC).
9 - Institut Polytechnique
LASALLE BEAUVAIS : en partenariat avec l’IIF (Institut International
du Froid), il a créé en 2004 une formation spécialisée en management
de la sécurité alimentaire des villes des PED et des PET, s’adressant
en particulier à de jeunes ingénieurs originaires de ces pays.
10 - ISTED (Institut des
Sciences et des Techniques de l’Equipement et de l’Environnement
pour le Développement) : l’Institut est une plate-forme de
réflexion, d’information et d’action au service des secteurs
public et privé français, ciblés sur l’aménagement durable des
zones rurales et des villes,y compris l’alimentation, prioritairement
dans les pays hors OCDE.
11
– MAE (Ministère français des affaires
étrangères) : associant plusieurs ministères, et essentiellement
celui de l’agriculture, le MAE préside le Comité interministériel
de l’aide alimentaire et entend mobiliser l’aide internationale,
en particulier dans le cadre du Projet 3A « Projet d’Appui à l’Agriculture
Africaine ». Cf.: http://www.diplomatie.gouv.fr/
12
– OCDE : elle œuvre à proposer, avec le MAE, le FIDA et la Plateforme
Régionale pour le Développement Rural basée à Dakar (Cf. : http://www.hubrural.org/), un projet visant à permettre aux
gouvernements d’Afrique de l’Ouest et du Centre d’améliorer la
cohérence et l’efficacité de leurs politiques agricoles et rurales.
Cf.: http://www.oecd.org/dataoecd/
13
– PAM : plus grande organisation humanitaire du monde, il fournit
d’abord une aide d’urgence aux pauvres souffrant de la faim
dans plus de 80 pays. Il forme également les mères à bien nourrir
leurs enfants et donne une aide alimentaire aux familles qui envoient
leurs filles à l’école. Enfin, dans les pays en guerre, il assure
l’alimentation scolaire pour encourager les enfants à troquer leurs
armes contre des livres.
14
– PPTE (Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés) :
appuyée par le FMI et la Banque Mondiale, cette initiative macroéconomique
prend en compte, pour y remédier, les effets inflationnistes des prix
alimentaires élevés sur les économies des pays à faible revenu,
surtout africains. Par exemple, le
FMI a doublé son aide financière au Burkina Faso, Mali, Niger.
D’autres institutions interviennent
également, le plus souvent en amont et peuvent contribuer
à la sécurisation qualitative et quantitative des approvisionnements
en denrées alimentaires :
15
– AAFEX : de droit sénégalais et regroupant
des entrepreneurs africains volontaires, l' Aafex (Association AFrique
agro EXport) est une association de plus 80 entreprises africaines originaires
de 15 pays d'Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Côte
d'Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Malawi,
Niger, Ouganda et Sénégal.), exportatrices de produits agricoles et
agroalimentaires de toutes natures : céréales et tubercules, épicerie,
produits horticoles frais, fruits et légumes secs et transformés,
produits de la mer, produits carnés et laitiers produits biologiques
et ethniques.
Ses objectifs sont de promouvoir
les exportations des entreprises africaines des secteurs agricoles et
agro-alimentaires
16
– Ashoka : organisation internationale à but
non lucratif et indépendante, créée en 1980 à Washington, avec pour
objectif de contribuer à la structuration et au développement du secteur
de l’Entrepreneuriat Social
au niveau mondial.
Son programme phare consiste
à sélectionner et soutenir des Entrepreneurs Sociaux innovants afin
de leur permettre de démultiplier leur impact sur la société. Son
cœur de métier est de repérer, financer et accompagner des Entrepreneurs
Sociaux porteurs d’innovation de tout secteur d’activité afin de
les aider à démultiplier leur impact social. Plus de 2.000 Entrepreneurs
Sociaux innovants ont ainsi été soutenus par Ashoka dans 70 pays.
L’association Ashoka France (loi 1901) a l’appui de « Partenaires
stratégiques » (McKinsey, Latham & Watkins, Hill & Knowlton,
Ernst & Young, Egon Zender, Heidrick & Struggles, Krauthammer...)
qui apportent un appui en nature : prestations gracieuses de conseil,
mise à disposition de ressources humaines / compétences / locaux ...
A ce jour, il y a 4 bureaux régionaux: Nigeria, Sénégal,
South Africa, et Uganda. Sur 200 entrepreneurs sociaux africains sélectionnés,
21 sont impliqués dans la filière agroalimentaire au sens large.
http://www.ashoka.org/search/
17 - Oxfam International : association
créée en 1942 à Oxford. Elle réunit 13 organismes nationaux travaillant
avec des milliers de partenaires et d’alliés dans le monde entier
en vue d’un changement durable. Elle œuvre directement avec 3.000
communautés locales dans 100 pays. Elle tend à devenir l’un des
leaders mondiaux en matière de mesures d’urgence. Elle met également
en œuvre des programmes de développement à long terme dans les communautés
vulnérables et participe à la campagne visant à mettre fin aux règles
commerciales non équitables, à exiger de meilleurs services de santé
et d’éducation, et à lutter contre le changement climatique.
18
– PROPARCO (Groupe Agence française de développement) : financement
des opérations économiquement viables, socialement équitables, soutenables
sur le plan environnemental et financièrement rentables. Stratégie
sectorielle, adaptée au niveau de développement des pays, se concentrant
sur les secteurs productifs, les systèmes financiers, les infrastructures
et le capital investissement.
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En complément de ce recensement :
La Commission européenne a
lancé le 3 avril 2009 l’initiative « Une meilleure formation pour
des denrées alimentaires plus sûre en Afrique » lors d’une conférence
tenue au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba. Ce programme
doté de 10 millions d’euro sur 2009-2010 implique fortement l’Organisation
mondiale de la santé animale (OIE) et se déroulera en partenariat
avec la Commission de l’UA. Il comprend sept actions dont le renforcement
des capacités des PME africaines à mieux accéder aux différents
marchés.
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